Pourquoi ou pourquoi pas ce blog?

Créée en 2006, la première version de ce qui n’était alors qu’un « presque blog » laisse en 2008 la place à un weblog à part entière. En préambule de la toute première note (20/04/06) dont j’ai repris ici le texte, j’expliquais : « Beaucoup de retard ce mois-ci pour le Dessin de la semaine ! A mettre sur le compte de la paresse et de petites vacances ». Ce commentaire figurait à côté d’une image restée à la même place pendant près d’un mois! Le pari d’une production graphique hebdomadaire n’avait pas été tenu bien longtemps! J’ajoutais : « Mais pourquoi donc s’imposer une règle quand c’est la flemme qui commande? ».

Un glissement sémantique m’a permis de modifier simultanément le contenu et l’intitulé de cette page éphémère. Elle a pris alors l’apparence d’un blog mais elle n’était encore qu’un simple prolongement de mon site web. Elle n’en avait que l’apparence car manquaient encore quelques détails pour rendre ce blog opératoire (hum!), en premier lieu les liens. Leur nombre avait volontairement été limité ; pour éviter l’ éparpillement de la lecture qui caractérise la “blogosphère”. Par ailleurs, quitte à frustrer les éventuels visiteurs, je leur avais donné la possibilité de s’exprimer mais par le seul biais d’une adresse électronique. La lecture des commentaires postés sur de trop nombreux blogs montre que dans bien des cas ces propos parasites et souvent inappropriés sont dérangeants pour les autres lecteurs et pour de multiples autres raisons : les fautes d’orthographe grossières et l’anonymat qui se cache derrière des pseudonymes cuculs, pour ne citer que celles-là… !

Je posais aussi la question : « Mais alors pourquoi un blog qui ne joue pas le jeu? » et je répondais « par goût du jeu (de mots, entre autres) et parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence : contrairement à ce qu’affirme la citation célèbre, un dessin ne vaut pas toujours un long discours, surtout lorsqu’il s’agit de dénoncer les petits et grands travers de la société. Car c’est un peu le propos de ce blog ». J’ajoute qu’il s’intéresse également à Madagascar, à l’Histoire, distille aussi des souvenirs personnels ; enfin il rapporte des faits divers du passé, notamment lorsqu’ils sont drôles. Bref, le babillage continue sous un nouvel habillage, plus conforme aux exigences du genre. Qui plus est, il peut maintenant être partagé. Enfin, pour répondre à l’avance aux éventuelles critiques, je terminerai ce long préambule en parodiant un avertissement placé en exergue d’une édition du Traité d’architecture de Vitruve (1).

Je t’offre ami lecteur au blog que voici
Du bon, du médiocre, du mauvais aussi.
Tu riras de l’aveu! N’importe ;
Eh’ quel blog est fait d’autre sorte.

M’apercevant que cette idée a déjà été exploitée sur le web (il n’est pas facile d’y faire preuve d’originalité!), j’emprunte aussi à Auguste de Châtillon (1808-1881) un neuvain faisant écho au quatrain précédent:

Lecteur, c’est peut être un bon blog
Hé! ma foi, je n’en sais trop rien,
Qu’il vous plaise et tout ira bien,
Car alors il est sûr de vivre.
S’il vous déplait, tant pis pour moi,
Chacun pourra jeter sa pierre ;
Du moins nul ne dira, je crois :
Il a pillé Jean, Paul ou Pierre.

webmaestro

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1. Texte lui-même inspiré de Martial : « Sunt bona, sunt quaedam mediocria, sont mala plura, quae legis : hic aliter non fit, avite , liber ».
2. Les poésies d’Auguste de Châtillon (3e éd. très augm.) / [préf. par Théophile Gautier]. – Paris: librairie du « Petit Journal », 1866.

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