22 janvier 2007

« Avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu… »

22 janvier 2007

Il existe des canaux ailleurs que dans le Nord et les Flandres et si Jacques Brel reste le grand maître ès nostalgie pour avoir si bien chanté ceux du plat pays qui était le sien, il n’a pas le monopole de l’expression de ce sentiment. Les photographes aussi ont su le traduire en fixant sur la pellicule les images de paysages traversés par un canal. Deux lignes fuyantes des berges, eau presque immobile, deux rangées de peupliers sur fond de nuages. Sentiment du temps qui s’écoule. Et lorsque une photographie découverte dans une exposition nous ramène à des lieux disparus que nous avons personnellement bien connus à l’époque où ils ont été immortalisés, l’émotion est d’autant plus forte.

Il en a été ainsi de la belle photo en noir et blanc du canal de Saint-Maurice que Marcel Bovis a prise en 1949. Cette photo était parmi celles présentées en décembre dernier à la BNF (site Richelieu) dans l’intéressante exposition « la photographie humaniste 1945-1968 ». Une exposition payante, sans file d’attente et consolant d’avoir renoncé (à cause des queues interminables) à celle (gratuite) consacrée à Robert Doisneau proposée à la même période à l’Hôtel de ville de Paris.

Les milliers d’automobilistes qui passent quotidiennement sur l’autoroute A4 (de l’Est) suivent sans le savoir le lit de ce canal perdu et ignorent sans doute que, pour leur confort, on a sacrifié l’un des plus beaux paysages au Sud-Est de Paris. On va essayer de retrouver ce canal tel qu’il était jusque dans les années 50.

La baignade de Saint-Maurice vue depuis la rive de Maisons-Alfort dans les années vingt. Noter l’importance de la végétation,  tant sur la berge qu’à la surface de l’eau….

La baignade de Saint-Maurice vue de la rive gauche de la Marne à Maisons-Alfort dans les années vingt (timbre à date illisible). Noter l’importance de la végétation, tant sur la berge qu’à la surface de l’eau….

Le canal de Saint-Maurice courait dans sa majeure partie sur le territoire de cette petite commune s’étirant le long de la Marne et limitrophe du bois de Vincennes (Plateau de Gravelle). En l’empruntant, les péniches gagnaient du temps et quelques kilomètres, grâce au tunnel débouchant près de son extrémité orientale qui permettait d’éviter la boucle de la Marne.

« St-Maurice - La nouvelle passerelle (les Côteaux) »<br> carte postale avec timbre à date de 1908. Cette passerelle franchissait le canal latéral à la Marne à la moitié de son parcours (environ) entre Charenton et Joinville. Elle donnait accès à des espaces de loisirs (baignade, aires de jeu, patronage municipal) installés sur l’île longiligne artificielle créée du fait de l’aménagement du canal. Dans l'axe de cette passerelle, un pont enjambant la Marne permettait de gagner Maisons-Alfort.<br> Au version, une mention intéressante indique : « Les St-Mauriciens (Seine) 8320 habitants,[...] Fête patronale : 4e dimanche de septembre (couronnement de la Rosière, Fondation Mme Bobillot) »

« St-Maurice - La nouvelle passerelle (les Côteaux) » carte postale avec timbre à date de 1908. Cette passerelle franchissait le canal latéral à la Marne à la moitié de son parcours (environ) entre Charenton et Joinville. Elle donnait accès à des espaces de loisirs (baignade, aires de jeu, patronage municipal) installés sur l’île longiligne artificielle créée du fait de l’aménagement du canal. Dans l'axe de cette passerelle, un pont enjambant la Marne permettait de gagner Maisons-Alfort.

Au verso de la carte, une mention intéressante indique : « Les St-Mauriciens (Seine) 8320 habitants,[...] Fête patronale : 4e dimanche de septembre (couronnement de la Rosière, Fondation Mme Bobillot) »

Le chemin de halage et les deux levées de terre qui longeaient le canal à l’ombre des hautes frondaisons des peupliers jalonnant le parcours sont restés longtemps un lieu de promenade unique pour les “Mauritiens” (il n’y a pas si longtemps encore, on disait “Saint-Mauriciens”), autres banlieusards et Parisiens à la recherche de dépaysement et de fraîcheur auprès de trois voies d’eau parallèles : la Marne, le canal et un bras de la rivière préservé dont l’eau actionnait autrefois les roues de deux moulins se trouvant encore sur son cours,  d’amont en aval : le Moulin rouge et le Moulin de la Chaussée.

Saint-Maurice. Le petit bras de Marne

« Saint-Maurice - Le petit bras de Marne au Moulin rouge ». Cliché pris en amont du précédent, à proximité de la passerelle. Le personnage tourne le dos au canal

Ce dispositif étonnant était un vrai paradis pour les pêcheurs. Au retour de leurs promenades pédestres, et ce jusqu’au début des années années 50, les amateurs de nature, et de baignade l’été, pouvaient déguster les moules-frites proposées par les derniers survivants d’une époque où les guinguettes existaient encore à deux pas du pont de Charenton…

Le pont de Charenton en 2006. Photo © Claude Razanajao

Le pont de Charenton en 2006. Photo © Claude Razanajao

Reconstruit pour la nième fois et élargi, ce pont est devenu quasiment un échangeur pour l’autoroute à deux fois cinq voies qui passe en-dessous et a effacé toute trace du canal ; le bras de Marne est à l’abandon ; les maisons modestes donnant son identité à ce quartier du bas Saint-Maurice ont été sacrifiées pour leur substituer

St-Maurice. Angle du quai du Général Leclerc et de la rue du Pont en 1975. Le panneau publicitaire pour un ensemble immobilier est apposé sur la façade du dernier cinéma ayant fonctionné dans la commune (Le Pacific). Un casino se trouvait à cet emplacement au début du vingtième siècle ainsi qu’en témoignent les cartes postales du temps. Coïncidence et ironie du sort, l'ensemble « Panoramis » a été construit sur le site des studios de cinéma de Saint-Maurice qui avaient été regroupés avec ceux de Joinville-le-Pont, à l'autre extrémité de la ville, avant leur disparition... photo © Claude Razanajao

St-Maurice. Angle du quai du Général Leclerc et de la rue du Pont en 1975. Le panneau publicitaire pour un ensemble immobilier est apposé sur la façade du dernier cinéma ayant fonctionné dans la commune (Le Pacific). Un casino se trouvait à cet emplacement au début du vingtième siècle ainsi qu’en témoignent les cartes postales du temps. Coïncidence et ironie du sort, l'ensemble « Panoramis » a été construit sur le site des studios de cinéma de Saint-Maurice qui avaient été regroupés avec ceux de Joinville-le-Pont, à l'autre extrémité de la ville, avant leur disparition... photo © Claude Razanajao

des immeubles de taille démesurée du genre « Front de Seine », pas du tout en harmonie avec les constructions subsistant de l’autre côté de l’avenue sur la commune de Charenton-le-Pont, dans la rue de Paris en particulier. Ces immeubles gigantesques écrasent de leur masse le vestige insolite qu’est la maison natale d’Eugène Delacroix dégagée de son entourage plus ou moins ancien. Ce dernier a fait place à un parking portant le nom du peintre, signe des temps…

Maison natale d'Eugène Delacroix à Saint-Maurice (94)

Cette vue (2006) est provisoire car à l’emplacement du parking devrait bientôt s’élever un ensemble immobilier de standing de cinq étages, « Résidence services » qui « permettra de protéger le quartier des nuisances de l’autoroute » (sic). Il faut espérer que les résidents temporaires de cet écran anti-bruit original disposeront de fenêtres à double, voire quadriuple, isolation…Au ras de l’eau, on aperçoit trois bouches ; il ne s’agit pas d’égout mais du débouché du bras de Marne qui passait sous le canal devenu l’autoroute A4.

Le caractère francilien conservé par ce quartier de Saint Maurice à travers certaines maisons encore présentes dans les années soixante-dix a été presque entièrement gommé depuis, à l’exception donc de la maison natale d’Eugène Delacroix sauvée, on se demande par quel miracle.

Les dernières maisons anciennes sur le quai du Général Leclerc à Saint-Maurice en 1975. La vue a été prise depuis la rive gauche de la Marne à Maisons-Alfort. Au second plan, le pont passant au-dessus de la sortie du bras de Marne.

Les dernières maisons anciennes sur le quai du Général Leclerc à Saint-Maurice en 1975. La vue a été prise depuis la rive gauche de la Marne à Maisons-Alfort, en aval du barrage. Au second plan, le pont passant au-dessus de la sortie du bras de Marne. photo © Claude Razanajao

La commune voisine de Charenton a su mieux conserver alentour une partie de ses maisons caractéristiques, semblables en de nombreux points à celles de Saint-Maurice, sans doute parce qu’elles étaient alors moins dégradées. Il en est de même de l’autre côté de la Marne, sur le quai de Maisons-Alfort où des immeubles restaurés ou reconstruits  dans le respect de l’environnement urbain proche sont toujours

Sainte-Agnès photo © Claude Razanajao

Sainte-Agnès - photo © Claude Razanajao

sous la garde tutélaire de Sainte-Agnès, église construite par Auguste Perret en 1933…

Pour juger de l’action destructrice de l’homme sur le paysage, il suffit de se rendre en haut de la passerelle en arc qui franchit la rivière depuis 1996.

Il reste encore de la verdure… notamment celle de l' énorme écran antibruit peint en vert qui longe l’autoroute A4

Il reste encore de la verdure… notamment celle de l' énorme écran antibruit peint en vert qui longe l’autoroute A4

Elle domine le barrage et l’écluse de Saint-Maurice ; du haut de cette passerelle, la vue sur l’imposant écran antibruit construit sur la levée de terre séparant l’autoroute de la rivière est imprenable. Ce mur protège les habitants de Maisons-Alfort. Désespéré en découvrant ce spectacle effrayant, je n’ai pas eu le courage d’aller vérifier si un mur identique protégeait les Mauritiens de l’autre côté de l’autoroute A4…

Les personnes qui ne connaissent pas ce coin de banlieue où il n’y a pas si longtemps on trouvait encore du lait « à la ferme », devraient le visiter. Les derniers témoins du passé ne disparaîtront pas maintenant qu’il n’y a plus grand chose à aseptiser.

« Asile national des convalescents à St-Maurice - Vacherie et derrière de la maison ». Carte postale non datée (années vingt?)  A la fin des années cinquante, on pouvait encore acheter son lait quotidien « trait du matin » dans une boutique de la rue des Epinettes dénommée « La Ferme », précisément parce que attenante à une authentique étable dans laquelle les animaux venaient en stabulation par roulement. Le métro Charenton-Ecoles est à 800 mètres de là...

« Asile national des convalescents à St-Maurice - Vacherie et derrière de la maison ». Carte postale non datée (années vingt?) A la fin des années cinquante, on pouvait encore acheter son lait quotidien « trait du matin » dans une boutique de la rue des Epinettes dénommée « La Ferme », précisément parce que attenante à une authentique étable dans laquelle les animaux venaient en stabulation par roulement. Le métro Charenton-Ecoles est à 800 mètres de là...

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Pour commencer la promenade, sortir à la station de métro « Charenton Écoles » et suivre la rue de Paris en direction de la mairie, édifice datant du XVIIe siècle ; la tradition veut obstinément qu’un bâtiment antérieur ait été construit pour Gabrielle d’Estrées. Continuer en suivant cette même rue qui descend en direction de la Marne et traverser l’avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, voie qui délimite Charenton et Saint-Maurice depuis 1842.

Le pont de Charenton vu d'un immeuble de Maisons-Alfort. Carte postale non datée que l'on peut situer dans les années vingt. Cette perspective avait peu changé entre le début du 20e siècle et les années cinquante. Dans le fond, on aperçoit Charenton - à gauche - et Saint-Maurice - à droite - séparés par la rue du Petit pont et, dans son prolongement, la rue de Saint-Mandé (l'actuelle rue du Maréchal de Lattre de Tassigny) qui monte vers le plateau de Gravelle. A mi-chemin du pont, au niveau du parapet, on distingue les escaliers qui permettaient alors de se rendre aux embarcadères des bateaux-mouches et aux promenades au calme entre Marne et canal. Ces escaliers (aux marches en bois à claires voies) qui existaient de chaque côté du pont ont fait place à des rampes d'accès ou de sortie de l'autoroute interdites aux piétons. Quel mépris pour ces derniers!

Le pont de Charenton vu d'un immeuble de Maisons-Alfort. Carte postale non datée que l'on peut situer dans les années vingt. Cette perspective avait peu changé entre le début du 20e siècle et les années cinquante. Dans le fond, on aperçoit Charenton - à gauche - et Saint-Maurice - à droite - séparés par la rue du Petit pont et, dans son prolongement, la rue de Saint-Mandé (l'actuelle rue du Maréchal de Lattre de Tassigny) qui monte vers le plateau de Gravelle. A mi-chemin du pont, au niveau du parapet, on distingue les escaliers qui permettaient alors de se rendre aux embarcadères des bateaux-mouches et aux promenades au calme entre Marne et canal. Ces escaliers (aux marches en bois à claires voies) qui existaient de chaque côté du pont ont fait place à des rampes d'accès ou de sortie de l'autoroute interdites aux piétons. Quel mépris pour ces derniers!

Le mieux est d’emporter un plan et un guide touristique. Ce dernier évoquera d’autres personnages qui se sont distingués dans ces lieux chargés d’histoire : Eugène Delacroix déjà cité, Edmond Nocard - médecin vétérinaire qui a vécu et est mort dans la maison du précédent - Latude, le marquis de Sade, pour ne citer que les plus célèbres…

Etablissement pour le traitement des aliénés à Charenton-Saint-Maurice. Gravure extraite de "Les Environs de Paris illustrés", par Adolphe Joanne. - 1856.

Etablissement pour le traitement des aliénés à Charenton-Saint-Maurice. Gravure extraite de "Les Environs de Paris illustrés", par Adolphe Joanne. - 1856.

Les deux derniers ont en commun d’avoir été enfermés à la « Maison de Charenton », nom que portait autrefois l’hôpital psychiatrique d’une commune qui s’appelait alors Charenton-Saint Maurice. En 1887 et 1890, Verlaine y fera trois brefs séjours. Le guide évoquera le temple protestant détruit à la révocation de l’Édit de Nantes (1685). Il se trouvait à proximité, comme le rappelle une plaque commémorative en bas de la rue du Val d’Osne. Il faut voir cette rue pittoresque de Saint-Maurice, aussi bien pour les sauts-de-loup qui longent le parc de la maison des convalescents, vers le bois de Vincennes, que pour sa section tortueuse et abrupte à flanc de côteau, vers la Marne.

descente vers le Moulin de la Chaussée

descente vers le Moulin de la Chaussée

La rue du Val d’Osne en 1975. Le haut mur est celui de l’hôpital Esquirol, également  cité dans la littérature sous le nom d’ « Asile de Charenton ». A la base du mur, un contrefort que garçons et filles sortant des écoles tout proches appelaient le « talus » et qui faisait l’objet d’escalades inlassables… Jusqu’à cette date, la rue avait conservé quelques traces du caractère campagnard de l’endroit. Le vieux moulin de la Chaussée - restauré - que l’on découvre au bas de la côte, témoigne aussi de l’ancienneté des constructions dans ce quartier de Saint-Maurice.

Un aspect caractéristique du bas Saint Maurice en 1975. A droite, l’austère moulin de la Chaussée haut de ses cinq étages. Au centre, l’extrêmité de la rue du Val d’Osne que longe un bâtiment qui fut vraissemblablement un ancien corps de ferme (aujourd’hui disparu). Depuis, un ensemble immobilier a été construit à cet emplacement ; c’est à l’entrée de cet ensemble que se trouve la plaque commémorative rappelant la présence en ces lieux du deuxième temple de Charenton. A une centaine de mètres, des fouilles archéologiques menées en 2005 ont révélé l’existence d’un cimetière protestant vraissemblablement attenant au premier temple. A gauche, la devanture d’un café au nom poétique de « A la pointe d’alacrité », dénomination qui a suscité bien des interrogations en son temps…Ce décor avait peu changé en soixante-cinq ans, comme le montre une vue prise pratiquement au même endroit lors des inondations de 1910. n.b. La carte postale à laquelle renvoie ce lien, ainsi qu’une autre représentant la partie droite du moulin, était toujours - en janvier 2007 du moins - dans la rubrique « Divers (Charenton - 94) » sur le site consacré à « La grande crue de la Seine de janvier 1910 » .

plaque commémorative du temple de Charenton

La promenade se poursuivra avec la traversée de la Marne et la visite de deux lieux très intéressants dans ce quartier de Maisons-Alfort près du pont de Charenton : l’église Sainte-Agnès, déjà citée,  pour son décor intérieur original et le musée Fragonard situé dans l’école vétérinaire. Tous deux sont proches de la station de métro du même nom par laquelle on repartira si l’on vient de loin.

En définitive, malgré la reconfiguration (défiguration?) importante d’un paysage qui avait été longtemps préservé à deux pas de la capitale, voilà une intéressante balade pour les amateurs de géographie urbaine, d’histoire locale et même de verdure car il en reste encore malgré le bétonnage. Aux dernières nouvelles, il se pourrait qu’on puisse prochainement venir à pied d’œuvre en bateau, comme on le faisait autrefois avec les bateaux mouches de Paris.

Maisons Alfort (seine). La Marne . Le barrage. Départ des bateaux parisiens

Maisons Alfort (seine). La Marne . Le barrage. Départ des bateaux parisiens

Le pont de Charenton était alors un des terminus. Le projet d’une ligne régulière pour passagers est en effet sérieusement étudié par l’atelier parisien d’urbanisme… Quand reverra-t-on le balet des bateaux effectuant leur demi-tour devant le barrage entre Saint-Maurice et Maisons-Alfort? Il faudra auparavant se préoccuper sérieusement de faciliter l’accès aux berges de la rive droite de la Marne…et, au-delà, de la Seine.

Le Pont de Charenton tel qu'on pouvait encore le voir en 1950. Noter la présence du petit bâtiment (ancien octroi?) et d'un autobus  qui pourrait être un Panhard de type K63 D

Le Pont de Charenton tel qu'on pouvait encore le voir en 1950. Noter la présence du petit bâtiment (ancien octroi?) et d'un autobus qui pourrait être un Panhard de type K63 D

L’histoire du pont de Charenton est longue et mouvementée. Il fut reconstruit plusieurs fois. L’ouvrage en pierre visible sur la photo avait été mis en service en 1863 ; il comportait cinq arches et 4 piles. La vie du canal fut à peine plus longue ; d’autres cartes postales anciennes le montrent dans toute sa splendeur sur un site consacré à l’histoire et au au patrimoine des rivières et canaux de France.

FIN DE L’EPISODE

Quelques mots sur Marcel Bovis (1904-1997). Diplômé de l’École des Arts Décoratifs de Nice en 1922, Marcel Bovis devient photographe indépendant en 1930. Une partie de son oeuvre est consacrée à la photographie de rue. De 1933 à 1947, il collabore à la revue « Arts et Métiers Graphiques ». en 1946 il est un des fondateurs du « groupe des XV ». Dans les années 50, il voyage en Algérie. Plusieurs marchands vendent des œuvres du photographe sur le Web. 150 clichés sont réunis dans une rétrospective proposée par le Musée du Jeu de Paume. La photo du canal de Saint-Maurice est conservée à la BNF, département des estampes ; elle a été donnée par l’auteur en 1968

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