29 juin 2020

Élections municipales 2020 : la roue tourne

jj’avais projeté un billet sur le deuxième tour des élections municipales de 2020…Le temps qui passe ne m’a pas laissé celui de passer à l’acte et comme je n’aurai peut-être pas l’occasion de parler des élections de 2026, ainsi que je l’avais fait pour celles de 2014… je livre donc avec un peu de retard les quelques notes que j’avais réunies pour les dernières, déjà brièvement évoquées ici.

L’idée de ce billet m’est venue en lisant une information sur les quantités de documents électoraux admises à remboursement pour les communes de 1 000 habitants et plus, cette note soulignant que «  seul le bon d’impression délivré avec le récépissé définit la valeur légale ». L’argent est le nerf de la guerre des élections, quel qu’en soit le cadre et pour les municipales, les sommes engagées sont-elles moindres que celles dépensées pour se faire élire député ou président de la république? Je l’ignore. Financés par les partis politiques dans les pays démocratiques, ces frais électoraux sont soumis à un plafond qui empêche théoriquement les dépenses somptuaires.

Et c’est là où le bât blesse car, au plan municipal, un candidat milliardaire se fera moins de souci qu’un candidat basique pour le remboursement de ses documents électoraux et, s’il a le moyen de s’offrir les services d’un mandataire pour la distribution des courriers de sa campagne, il n’a nul besoin d’avoir de militants pour le soutenir et leur payer des tournées. L’argent rend le jeu inégal. C’est encore plus vrai dans les pays où les financements occultes à coups de milliards peuvent placer à la tête de l’état un personnage soutenu par les mafias et là je ne peux pas dire « suivez mon regard » ou alors il faudrait que je louche.

J’aurais aimé poursuivre sur ce sujet mais le deuxième tour des élections a eu lieu, avec des résultats attendus. Pour les maires sortants qui ont été sortis et les autres candidats malchanceux, le réveil a dû être amer. Fidèle à mes habitudes, je passe du coq à l’âne en faisant un saut de plus deux siècles en arrière, pour rappeler que, quelles que soient les circonstances, la vie continue; voici un aperçu de ce qui se passait en France sur le plan administratif pendant la période révolutionnaire, plus précisément dans département du Gard. Le confinement ayant généré les contraintes que l’on sait pour les personnes qui souhaitaient se déplacer, rappelons d’abord que dans les situations exceptionnelles les contrôles policiers sont d’usage :

1792 - 2 Messidor - Obligation aux voyageurs de montrer leurs passeports aux gendarmes.
4 Messidor - Arrêté du Préfet du Gard relatif à la propagation de la vaccine.
7 Messidor - Arrêté de l’Administration Centrale du Gard concernant la perception de la taxe d’entretien des routes.
11 Messidor - Arrêté de l’Administration Centrale du Gard concernant la reddition des comptes des administrations municipales.
3 Thermidor - Adresse de l’administration Centrale du Gard aux réquisitionnaires, conscrits et déserteurs.
27 Thermidor - Achat des objets d’armement nécessaires aux bataillons auxiliaires du Gard.
4 Fructidor - Adjudication au rabais des effets d’habillement et d’équipement nécessaires aux bataillons auxiliaires du Gard.
9 Fructidor - Remise au jury dépendant de l’Administration Centrale des déclarations des biens en vue du paiement de la contribution foncière.
1793 - 22 Fructidor - Avis de l’Administration Centrale aux citoyens leur rappelant que l’An 7 est une année sextile comportant 6 jours complémentaires au lieu de 5…

L’épouse s’adressant au candidat aux élections - Ta profession de foi ? Mais tu n’as jamais parlé de la sorte !	- Qu'est-ce que cela fait !... Pour quelques jours !

- Ta profession de foi ? Mais tu n’as jamais parlé de la sorte ! - Qu'est-ce que cela fait !... Pour quelques jours ! Dessin de Cham (1876)

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