19 octobre 2007

Sans cette « musique » la vie ne serait pas une erreur

Après ce mois de silence (divers autres textes à écrire d’urgence), je ne sors pas de ma torpeur mais de mes gonds pour parler encore de bruit. Les raisons de cette saine colère sont externes et extérieures. Imaginez-vous écoutant un Luciano Pavarotti au sommet de son art et entendre à travers vos fenêtres fermées le bruit de fond insoutenable produit par les « boum boum » que je dénonçais dans une précédente note.

C’est ce qui m’arrive ce soir. Cette fois, lesdits « boum boum » s’entendent à l’échelle d’une ville. Je ne la nommerai pas mais elle s’est fait la réputation un peu surfaite de surdouée. Les « fêtes de la musique » locales et à répétition sont devenues une institution dans cette cité par ailleurs assez endormie la nuit venue ; comme de nombreuses autres villes de province à ce qu’il paraît. Est-ce pour lui donner un semblant de vie que la municipalité tolère de telles atteintes à la liberté de ceux qui prétendent avoir un cerveau ayant dépassé le stade reptilien ou pour satisfaire une partie de l’électorat qui ne connaît que la musique à deux temps ?

Le cerveau, il semble qu’il ne soit pas indispensable de l’avoir très gros pour travailler au service de cette municipalité dont on dit qu’elle a une longue tradition de clientélisme. Quelle ne fut pas ma surprise dernièrement de constater la remise en place d’une des plaques de la rue que j’habite. Enfin. J’avais signalé la chute de cette plaque indicatrice depuis des mois…Le nom figurant sur ladite plaque nouvellement posée et apposée juste en face de son pendant de l’autre côté de la rue, était celui d’une rue voisine! De ce côté, les choses sont rentrées dans l’ordre une semaine plus tard après un nouveau courrier envoyé aux « services compétents ».

Depuis que j’ai commencé à rédiger cette note, la puissance d’émission des amplis n’a pas baissé et j’ai du changer de pièce. Les bruits parasites sont toujours là. Il est presque minuit. Combien de temps cela va-t-il encore durer ? Et ce n’est pas fini. Je sais que d’autres soirs à venir, je serai encore gêné. Par les djembés qui au loin et périodiquement mènent leur tapage jusqu’à une heure avancée de la nuit…

Le singe musicien - tableau de Philippe Rousseau

Le singe musicien - d'après le tableau de Philippe Rousseau

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