13 décembre 2019

Farce musique

Sur « France musique », la grève dure et perdure.  Qui s’en inquiète ? Les autres chaînes de « Radio France » ne sont pas non plus très loquaces à cet égard. S’agit-il d’omerta ou de boycott ? Une médiatrice répond néanmoins aux auditeurs mécontents et qui le font savoir, qu’ils écoutent France inter, France culture ou France musique. Ces « journées d’action », où les «  syndicalistes qui d’habitude ne font rien se mettent à bouger » comme disait Coluche, semblent être le cadet des soucis des instances dirigeantes de la Maison ronde. En effet, elles communiquent peu sur ce sujet et on aimerait que les chaînes de télévision du groupe rappellent sur les ondes les raisons de l’appel à la la grève. Mais le million d’auditeurs que France musique se targuait d’avoir en début d’année valent-ils la peine qu’on parle de leur mécontentement ? Ce mécontentement de privilégiés n’est pas grand chose comparé à celui des millions d’usagers des transports en commun qui rament quotidiennement faute de pouvoir en emprunter une de métro ou de RER.

Au risque de paraître réactionnaire, je pense que les syndicats devraient trouver un autre type d’action pour la défense de leur emploi et des retraites. Je trouve pour le moins paradoxal que des gens de radio disposant de tous ces micros ferment leur gueule (ou est-ce parce que leur hiérarchie les muselle?) Pourquoi ne font-ils pas comme les gens de théâtre qui interviennent sur scène avant le spectacle, pour expliquer leur « mouvement » au public, si tant est que ce dernier ait pu venir, vu l’absence de transports en commun… Si les personnels de Radio France sont en droit de s’inquiéter des suppressions de postes annoncées, ce n’est absolument pas aux auditeurs d’en subir les conséquences. Idem pour les usagers des transports confrontés à cet état de quasi anarchie engendré par les gilets jaunes et que les syndicalistes jusqu’au-boutistes semblent vouloir pérenniser n’augure rien de bon. Les travailleurs d’aujourd’hui toucheront-ils seulement une retraite à la fin du siècle, vu l’état de déliquescence rapide et généralisée vers lequel l’humanité tous régimes politiques confondus fonce aveuglément ?

Pour en revenir à France musique, dont l’insupportable grève qui la frappe en cette fin d’année nous donne malheureusement une nouvelle raison de l’abhorrer, je trouvais justement que la nouvelle grille des programmes répondait grosso modo aux attentes des mélomanes exigeants ; toutefois, si l’on peut se réjouir qu’un Lionel Esparza prenne le relais de François Xavier Sczymczac l’après midi, et qu’il soit lui-même suivi par Aurélie Moreau, les amateurs de jazz déplorent qu’après ces moments de grâce, un Alex Duthil et son alter ego féminin - quoique plébiscités eux aussi par les auditeurs - continuent de sévir en nous servant une musique plus que jamais sous le sceau de la nouveauté qui me semble très loin du jazz. Mais n’oublions pas qu’en matière de musique aussi, il en faut pour tous les goûts…

Les lecteurs qui voudraient en savoir plus sur mes états d’âme à ce sujet peuvent toujours consulter ma grille personnelle d’évaluation des producteurs.  Je vais la mettre à jour car elle en a bien besoin depuis 2016. Lorsque cela aura été fait, ils verront ainsi que, malgré leur absence momentanée à cause d’une grève interminable, les émissions qui nous sont proposées aujourd’hui me semblent aller dans le bon sens.

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