28 janvier 2018

Ceci n’est pas un nécroblog(ue)

Le web est assez cruel pour l’égo. Que le blogueur aime ou déteste ce média aussi exécrable qu’incontournable, il est toujours en retard d’une idée, d’une phrase ou d’un bon mot fût-il mauvais. De plus, la tentation de tout arrêter est constante et pour de multiples raisons – le rabâchage permanent entre autres - sans compter les interruptions involontaires dues aux incidents techniques ou à des problèmes de santé. J’ai « passé le dernier hiver » et j’espère bien qu’il en sera de même pour celui en cours ; je souhaite aussi pouvoir m’extirper complètement de la gangue dans laquelle j’étais englué en 2017 et qui m’a empêché de me remettre à écrire, et ce bien avant même le dernier billet paru en juillet.

Alors en insérant le mot « nécroblogue » dans le titre de celui-ci, je pensais benoitement avoir trouvé un néologisme original ; j’ai vite dû me rendre à l’évidence ; ce mot, qui n’est même pas un hapax, a déjà été employé par le blogueur bien nommé Patrick Lagacé (un pseudonyme ?) qui l’a vraisemblablement imaginé. En effet, ce journaliste québécois, heureux que « cette profession [lui] permet[te]de vivre des aventures et d’être payé pour le faire », déclare aussi qu’il ne voudrait pas que son blog devienne un « nécroblogue ». Moi non plus, mais à la différence du professionnel de l’information, j’ai toujours écrit et dessiné - laborieusement à vrai dire - gratis pro deo. Je n’ai de surcroit rien de sensationnel à raconter : pas d’aventures palpitantes mais des souvenirs banals, sur des gens, pas toujours inconnus d’ailleurs, en m’efforçant de consacrer autant de billets aux vivants qu’aux morts.

En survolant les billets passés, pour repérer ceux dont les illustrations avaient disparu à la suite du  bug survenu l’année dernière et pour rétablir celles-ci, J’ai constaté que certaines nécrologies taisaient le nom de la personne concernée et manquaient d’illustrations ; ces lacunes rendant mes propos sibyllins,  j’ai donc décidé de dévoiler le nom de ces personnes, pour ne pas demeurer le seul, outre mes proches, à savoir de qui il est question !

Évelyne et Maurice Lever. Château d'Arpaillargues, août 2005

Évelyne et Maurice Lever. Château d'Arpaillargues, août 2005 - photo C. Razanajao

Il en est ainsi du regretté Maurice Lever sanctionné par ce curieux et injuste anonymat, alors qu’il reste si présent dans le souvenir de ses amis et encore si vivant sur le web. C’est grâce à ce dernier, bien utile  pour ce type de recherche, que j’ai découvert dernièrement la disparition d’autres personnes dont j’avais aussi évoqué ici les diverses activités. Je leur rendrai hommage à leur tour dans de prochains billets. J’y adjoindrai quelques personnalités disparues récemment et que les hasards de la vie m’avaient fait rencontrer. Enfin,  je tâcherai de revenir sur mes sujets de prédilection, Madagascar notamment, car j’ai encore énormément de choses à dire de ce pays déconcertant. Pour l’heure, et puisqu’il est encore temps de le faire, je souhaite une bonne année à tous. Que ceux qui me lisent de temps à autre et me le font savoir, ne m’en veuillent pas de ne pas leur avoir adressé mes vœux personnellement.

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