12 novembre 2016

Trump haters versus Trump’s hate

Depuis l’annonce des résultats catastrophiques des élections présidentielles américaines, je me réveille chaque matin avec un sentiment de malaise. Cela doit être bien pire pour tous ces Américains clairvoyants dont les  votes  n’ont pas été assez nombreux pour barrer la route à celui qui a promis, entre autres inepties,  d’ériger un mur de béton à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Cet homme doit être quand même un peu étonné de se retrouver bientôt à la tête de son pays, sans autre programme que les mensonges, les  injures et  les invectives éructées pendant sa campagne indigne. C’est malheureusement ce parler aux relents  racistes qui a séduit ces autres Américains, en particuliers les moins instruits et les plus mal informés ; je pense notamment à cette bénéficiaire de la couverture sociale, entendue dans un reportage télévisé,  redoutant qu’Hillary Clinton supprime cet avantage ; la pauvre ignorait visiblement qu’il avait été acquis de haute lutte par Barak Obama!

Le mensonge de masse diffusé à l’envie par les supporters de Trump sur les réseaux sociaux, voilà l’autre gagnant de cette campagne terminée avec pour conséquence une haine pour Trump amplifiée. Nombre de déçus ont de quoi être angoissés par les lendemains qui vont bientôt déchanter. N’en font évidemment pas partie ces Américains, jeunes et moins jeunes, tous  foncièrement climato-sceptiques comme Trump et qui donnent une image atterrante de l’Amérique. Ces adeptes du « coal rolling »  vont être confortés dans leur rôle de « justiciers ». J’ai découvert dernièrement  dans un reportage de « i-Télé » leur activité quasi démentielle consistant à trafiquer le moteur de leur 4 x 4 pour provoquer sur commande des nuages de fumée noire ;  ces  nuages sont  lâchés par l’automobiliste vengeur au passage aussi bien des cyclistes, des possesseurs de voitures hybrides, que des piétons,  tous suspectés par ces demeurés d’être des adeptes de l’écologie qu’eux abhorrent.

La grande  Amérique (blanche ?) retrouvée  que nous réserve un Trump comparé à Reagan par  des commentateurs politiques  complaisants (il n’en a pas la personnalité), inquiète. Je revois la scène tragique du film « Easy rider »  dans laquelle un camionneur lâche autre chose qu’un nuage de fumée sur le motocycliste dont le genre hippy ne lui revient pas.  Obama, qui fut un président dont l’Amérique se souviendra,  bien qu’il n’ait pu tenir toutes ses promesses, voulait encadrer plus strictement le commerce des armes. Son successeur n’aura pas ce souci et, suite aux vociférations hargneuses d’un Trump – à l’image de celles d’un Hitler en son temps – il y a lieu de craindre que les armes ne parlent de plus belle.

Trump_et Hitler

Des vociférations que 78 ans séparent

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