26 janvier 2016

Pensées au dégoût du jour

Je viens rompre le silence qui caractérisait ce blog depuis plus de deux mois, non pour m’exprimer personnellement (j’aurais pourtant beaucoup de choses à dire !) mais pour introduire un texte que m’a confié un ami. Cet ami vit loin de la ville et des mondanités, dans une maison accrochée au flanc d’une montagnette au cœur de la « Cévenne des Cévennes ». Cette solitude relative lui permet de prendre de la hauteur et de réfléchir sur ses contemporains et leur vanités, comme l’ont fait d’autres penseurs avant lui, La Bruyère et Chamfort, pour ne citer que ces des deux là.

Pierre Gout, dont le livre Nouvelles d’un siècle envolé, recueil aujourd’hui accessible en ligne, avait été présenté ici, ne cesse de réfléchir et d’écrire. « La pensée humaine, qu’elle soit simple ou sophistiquée, est une fleur commune à tous les jardins » a écrit Marthe Ranson-Nepveu (1); les réflexions et travaux de recherche de Pierre Gout sont son jardin secret; beaucoup sont inédits; les autres se trouvent dans des revues locales : de ce fait, ils n’apparaissent pas dans les catalogues de bibliothèques. Lorsqu’on est ainsi jugé à l’aune de ces catalogues, on existe peu ou pas. Avec ses Pensées irréfléchies, Pierre Gout nous prouve le contraire; elles nous invitent à la réflexion.

1. Miettes: pensées et quatrains. – [Fontenay-le-Comte] : [Lussaud], 1972. – Collection La Belle Cordière.

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