6 avril 2015

Madagascar politique fiction

Je ne reste jamais très longtemps éloigné de Madagascar et, à défaut d’en parler en permanence sur ce blog, je survole virtuellement la Grande Île, à la recherché d’informations susceptibles de me réjouir à propos de l’évolution de sa situation politique et économique. Je n’ai rien trouvé de bien nouveau, sinon le changement de premier ministre, ce qui laisse à penser que le précèdent n’a pas répondu aux attentes du président Rajaonarimampianina. J’en conclus que la politique malgache s’enracine dans la continuité et que ce n’est pas encore demain la veille que l’on verra émerger cet état puissant et fier de l’être auquel nombre de Malgaches, comme leurs ainés d’hier, continuent de rêver.

Au cours de cette veille documentaire, j’ai eu la surprise de découvrir qu’un jeu plus ou moins interactif (en anglais) permettait d’imaginer une histoire fictive de Madagascar, “île de gloire et de légende” dénommée aussi “la Grande Bretagne de l’Afrique”. “This is the story of her rise to glory”; à sa tête, un Radama II exhumé d’archives non moins fictives racontant que le roi avait fait de brillantes études à Londres… On se console comme on peut et réinventer l’histoire, en l’enjolivant au besoin, autorise toutes les libertés.

Prendre des libertés dans le cadre d’une fiction  ne prête pas à conséquences. Je trouve par contre un peu léger d’avoir utilisé à titre publicitaire (sur l’emballage d’un assaisonnement à base de poivre de Madagascar produit en Belgique) ce que des emprunteurs mal renseignés pensaient être l’effigie authentique  du même Radama II. Las, il ne s’agit pas du roi malgache mais, une fois de plus,  du portrait de Meiji, empereur du Japon ! J’avais déjà dénoncé cette utilisation fautive dans un précèdent billet. J’avais aussi signalé cette grossière erreur à la personne qui l’avait commise; elle avait tenu compte de mes remarques et l’image avait disparu du web. Je constate que mon intervention n’a servi que momentanément puisque d’autres personnes ont réutilisé ce portrait entretemps. Les erreurs semées involontairement sur le web par des gens mal informés sont malheureusement récoltées et reproduites par d’autres qui ne le sont pas plus et qui contribuent ainsi au manque de fiabilité  de ce média sur le plan documentaire.

Ceci n'est pas le portrait de Radama II, roi de Madagascar mais celui de Meiji (明治), empereur du Japon (1852-1912)

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