1 décembre 2014

Google faux frère de la cote

Google défraye actuellement la chronique pour sa position de quasi monopole sur le web. Cette question m’intéresse mais le sujet du jour ne concerne que l’activité de Google en sa qualité de moteur de recherche. S’il s’est imposé depuis des années, il n’est pas à l’abri de tout reproche, en premier lieu pour ses encarts publicitaires intempestifs et les « pop-up » irritants qui depuis peu rappellent au surfeur les sites commerciaux qu’il a visités récemment (la dernière fois, j’ai eu droit à des fauteuils !) A côté de cela, la fonction « recherche d’images » proposée par Google n’a fait aucun progrès depuis que j’ai abordé ce sujet. Le moteur est toujours incapable de retrouver des images qui ne sont pas strictement identiques au document qu’on lui soumet. La similitude des images qu’il propose ne porte que sur la couleur dominante de l’original et rien d’autre. On est heureux d’apprendre que les recherches avancent à grands pas en matière de reconnaissance de formes, ce qui devrait permettre à terme aux responsables de Google de rendre plus subtile la fonction de classement propre au moteur; cet aspect concerne aussi ses autres points faibles : la profusion d’images sans aucun rapport, sur le plan intellectuel, avec les questions posées par les surfeurs.

Je pense que ce « bruit » est lui-aussi dû à cette fonction de classement pas assez intelligente pour ne donner que des images, et a fortiori des textes, correspondant aux termes précis des requêtes. Ce n’est malheureusement pas le cas et c’est plutôt le « n’importe quoi » qui prévaut actuellement, quels que soient d’ailleurs les moteurs de recherche utilisés. Ce défaut que présente « Google images » mérite quelques explications.

Outre ce défaut qu’a Google de ratisser trop large, le moteur de recherche en a encore un autre : la propension à classer, sinon en tête des réponses mais parmi les premières (à l’instar des « pop-up » évoqués précédemment) les pages web postées par les Webmestres qui lancent des requêtes. Les autres moteurs de recherche (Yahoo ou Ecosia, par exemple) ne le font pas. Ce positionnement n’est d’ailleurs qu’éphémère car il évolue avec le temps. Un webmestre vérifiant la « cote » de son site devrait se méfier et s’attendre à ce qu’elle évolue à la baisse avec le temps ; en effet, des images placées parmi les premières réponses par Google à un moment donné peuvent très bien reculer et se retrouver très loin en arrière après quelques temps. Elles peuvent même disparaitre complètement des réponses et cela est d’autant plus vrai quand les pages d’un site ne sont pas réactualisées. Si l’éphémère est une constante du web, on aimerait que Google et les moteurs de recherche concurrents songent à améliorer, et de manière pérenne, leurs performances en matière de recherche d’images. Ne dit-on pas que la France dispose des meilleurs développeurs du monde ? Alors pourquoi ne pas faire appel à eux?

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