9 juin 2014

Jardinage, doux et rude esclavage

Le jardinage est peut-être la seule activité qui puisse me faire oublier mon blog ; ce lundi était jour férié de surcroit et le billet du jour serait passé à la trappe si je ne m’étais pas souvenu qu’Alphonse Karr, littérateur passionné de jardinage, avait aussi cultivé les citations et s’était intéressé au problème de l’esclavage. J’avais eu la prudence d’en noter quelques-unes. Certaines sont fanées, cyniques, crues ou misogynes et passent mal. Celles que j’ai retenues me fournissent une nouvelle fois de la copie à bon compte; il y en a qui restent d’actualité, d’autres qui ne sont pas très gentilles mais toutes invitent à la réflexion.

“L’âge où l’on partage tout est généralement l’âge où l’on a rien.”

“Les amis font toujours plaisir — si ce n’est quand ils arrivent, c’est quand ils partent.”

“Écrivain, c’est le seul métier, avec l’art de gouverner, qu’on ose faire sans l’avoir appris.”

“Les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais connaître la civilisation.”

“Les fonctionnaires sont comme les livres d’une bibliothèque. Les plus haut placés sont ceux qui servent le moins.”

“Plus ça change, plus c’est la même chose.”

“Le vrai Parisien n’aime pas Paris, mais il ne peut vivre ailleurs.”

Établissement horticole d'Alphonse karr à Nice

Établissement horticole d'Alphonse Karr à Nice vers 1863

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