30 septembre 2009

Votre nom, c'est de quelle origine?

La lecture de la presse me déprime et je me demande pourquoi je continue de la lire au lieu de m’évader dans la lecture de romans. Sans doute parce que je sais que le monde n’est pas seulement constitué de jolis paysages mais qu’il est aussi peuplé d’êtres humains. Certains, trop nombreux, réagissent encore comme à l’aube de l’humanité, c’est à dire en ennemis du genre humain, quand l’autre ne leur ressemble pas. Le papier de Mustapha Kessous, journaliste au Monde, publié dans le quotidien du 24/09 a suscité de nombreux commentaires de lecteurs victimes ou sensibilisés au problème du racisme ambiant (Le Monde du 30/09). Son témoignage reflète une triste réalité et confirme si besoin était la difficulté de vivre dans un pays où les noms à consonance arabe, sans parler des divers types physiques, font l’objet de préjugés racistes. A la différence des petits « beurs » qui affrontent le problème avec la « haine » et les lancers de cailloux (attitude qui dessert ceux qui n’en lancent pas mais que le vulgaire met dans le même sac), Mustapha Kessous se sert de sa plume. Ça lui fait du bien ; à ses lecteurs également, même si son témoignage provoque aussi la colère et l’écœurement. On peut toutefois douter que la dénonciation continue (et indispensable) des attitudes racistes influent sur le public quand un ministre de l’intérieur en personne donne le mauvais exemple, fût-ce sur le ton de la plaisanterie, comme c’est trop souvent le cas. J’aurais pu apporter aussi mon propre témoignage mais j’ai abordé plusieurs fois ce sujet sensible dans de précédentes notes, en ne donnant d’ailleurs que des exemples « légers ». J’aurai l’occasion d’y revenir avec d’autres cas similaires à ceux qu’évoque le journaliste mais ce soir je préfère parler de choses très banales, tout en restant dans le registre de la bêtise humaine.

Pour peu que l’on s’absente quelques jours, les retours de vacances sont marqués par les boites à lettres remplies de documents inutiles. Pour ce qui est du papier, le tri est vite fait : les journaux d’annonces et les publicités commerciales partent à la poubelle immédiatement. Le ménage est plus long avec les messages électroniques et il faut faire attention de ne pas jeter dans la poubelle virtuelle ce que l’on croyait être un vulgaire pourriel. Les spams sont nombreux quand on tient un blog. Une page de ce blog, toujours la même, peut être prise pour cible que les spameurs mitraillent sans fin. Ceux qui programment des robots envoyant de la publicité pour le Viagra, le Cialis ou les images pornographiques ne se soucient pas de savoir que je n’ai rien à faire de leurs envois mais ils espèrent bien que dans la masse des prospects certains curieux mordront à l’hameçon.

Je ne lis pas assez de romans mais je survole d’autres blogs de temps à autre. J’ai été amusé de lire dans celui de Miklos les raisons pour lesquelles le blogmaster n’achètera plus d’ordinateur Dell. Le récit des difficultés invraisemblables rencontrées pour obtenir le remplacement d’une pièce défectueuse par un utilisateur pourtant très au fait des ordinateurs vaut le détour….On imagine dès lors les problèmes auxquels peuvent être confrontées les personnes que leur situation professionnelle ne prédisposait pas à se servir d’un ordinateur et qui se décident à franchir le pas après s’être laissées convaincre que sans cette machine la vie ne méritait pas d’être vécue. Les habitués eux-mêmes se font piéger ; j’ai eu dernièrement la surprise de voir que « Word » le traitement de texte dont je me servais habituellement sur tous les ordinateurs utilisés précédemment n’était fourni qu’à « l’essai  pendant un mois » sur la nouvelle machine que je viens d’acheter. Je n’ai pas eu la curiosité de m’assurer au préalable de son contenu mais j’aurais dû me méfier en voyant que cet ordinateur était relativement bon marché…Il est vrai qu’on ne vérifie pas si la voiture qu’on achète a des freins mais on s’assure qu’elle dispose bien de la climatisation ; le modèle est donc plus cher…Un logiciel de traitement de texte serait-il devenu un luxe?

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