2 décembre 2013

Plastique du Pacifique : un nouveau continent à conquérir

On commence à s’émouvoir sérieusement de la menace que constitue l’accumulation de déchets en plastique découverte en 1997 dans l’Océan Pacifique par le capitaine Charles Moore. L’immense plaque flottante qu’elle constitue n’a cessé depuis de s’étendre. Elle atteint aujourd’hui une superficie égale au tiers de celle de l’Europe, soit 3.5 millions de km². Des commissions intergouvernementales se réunissent pour « étudier le problème » mais il serait temps d’agir sans attendre que cette masse de déchets ne devienne incontrôlable et ingérable.
Le regretté Reiser aurait imaginé en quelques coups de crayon le système à mettre en place pour traiter cette pollution massive, résultat de l’inconscience humaine. J’imagine donc ce qu’il aurait pu imaginer… J’ai la faiblesse de croire à une réalisation possible d’un tel système, pour peu que le grand capital qui dirige le monde y trouve son intérêt :

Projet de traitement et d’élimination des déchets en plastique du Pacifique

- Armer des grands chalutiers pour la pêche au plastique du Pacifique (et sous peu, selon toute vraisemblance, dans d’autres océans).
- Transformer un certain nombre de navires-usines de (sur)pêche en navires usines de fabrication d’objets en plastique : enrobés pour les routes, matériaux bruts à l’usage des industriels, fils, etc.
- Adapter les moteurs de ces navires à la combustion des plastiques (autosuffisance sur mer).
- Armer des cargos pour la collecte des produits manufacturés sur les navires usines.
- Utiliser conjointement les tankers revenant à vide de leurs lieu de livraison pour aspirer en vrac une partie du plastique flottant, à charge pour ces tankers de livrer leur nouvelle cargaison dans les pays disposant à terre d’usines identiques de traitement des plastiques.
- Utiliser les tankers en surnombre pour cet usage exclusif.

Financement du projet : une taxe payée par tous les pays du monde, au prorata de leur PIB et du degré estimé de leur participation à la pollution par les matières plastiques. Les pays n’ayant pas accès à la mer ne sont pas exemptés mais dégrevés car leurs rivières menant nécessairement à la mer y déversent néanmoins certaines quantités d’objets en plastique…

Sans prétendre égaler le talent de Reiser, je propose ici un aperçu d’un projet qui n’appellera sans doute pas d’études de faisabilité car jugé a priori irréaliste, sinon surréaliste…

Le plastique et la pollution de l'Océan pacifique

Chalutiers éboueurs récoltant du plastique dans l'Océan pacifique

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