14 décembre 2011

L'ego des savanes ou de la jungle?

Le chapiteau du grand cirque de la jungle n’est pas encore dressé que les candidats à la candidature se pressent déjà et se succèdent sur les écrans de télévision pour annoncer leurs intentions sinon leur programme. On sourit, mais c’est à pleurer,  de constater que parmi ceux de gauche se présente un éléphant récidiviste qui peut se flatter d’avoir largement contribué à faire tomber le candidat Jospin en 2002. Il semble qu’un casting semblable se dessine sur l’autre bord du marigot politique mais on peut se demander si la personnalité,  le charisme et le physique de play boy d’un Dominique de Villepin seront assez attractifs pour  faire converger sur son nom autant de votes que ceux qu’a siphonnés  le « Che » en son temps.

De part et d’autre,  on voit les second couteaux qui pensent à la  présidentielle de 2017 et qui  montrent leurs crocs pour prouver qu’ils existent.  Un Arnaud Montebourg, quand il  ne mord pas à droite,  attaque son propre parti et joue les Saint-Just en dénonçant publiquement des malversations qu’il juge indignes.  Il n’a pas tort de vouloir faire le ménage si cela s’avère nécessaire mais il choisit mal le moment ; sans doute parce qu’il estime que laver son linge sale en famille, quelle que soit la période,  ne le rend jamais aussi blanc qu’il devrait l’être. On l’a vu dans une autre fédération socialiste quand elle était télécommandée par un fort en gueule qui avait toujours raison et ne supportait pas la contradiction. Mais peut-être le pourfendeur du PS pense-t-il lui aussi, changer bientôt de famille, comme d’autres l’ont fait avant lui…

Tout ça pour conclure que les primatologues ont raison de ne voir dans l’Homo politicus qu’un mâle dominant agissant pour défendre son rang de chef et sa lignée. Cela ne prête pas à conséquences dans le monde des singes,  anthropoïdes ou non,  car c’est la loi naturelle de la jungle. Mais que cette loi n’en finisse pas de régir les comportements humains, malheureusement de même essence, est désespérant. Ces mécanismes innés posent en effet un problème aux simples citoyens.  Ces derniers, qui sont aussi électeurs, aimeraient bien qu’un jour les mots « jeu » et « démocratique » ne soient plus systématiquement associés. L’ego des politiciens n’est malheureusement pas soluble dans la discipline de parti.

jeu de l'ego

jeu de l'ego ou "membre du pâtis" affirmant sa personnalité

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